Le danger du geek et des relations virtuelles

La virtualité peut être assez malsaine car c’est parfois un substitut de réalité et une déformation du rapport à la réalité. La virtualité peut même être une sorte de satisfaction virtuelle d’un fantasme c’est à dire une satisfaction réellement vécue d’un désir réel caché sous la forme d’une réalisation d’une relation virtuelle reposant sur des schémas imaginaires d’une représentation désirante dans l’ordre de la représentation elle même.

la réalisation virtuelle (l’échange épistolaire du XVIIème romantique ou le fil de discussion facebook, les mails échangés, ou le jeu sur les MMO, ou vivre au rythme des séries, et blockbusters en solitaire) est une vision illusoire sur son propre désir et une situation imaginaire éloignant de la réalité.

Par exemple, le geek est un cas explicite de ce genre de problème : il fantasme son existence sous la forme d’une satisfaction réelle à réaliser son désir( de réalisation de soi réel ou de puissance, agilité, réussite) par le détour d’une action virtuelle reposant sur des schémas imaginaires ( un héros barbare par exemple, un assassin, un agent de force spéciale, etc.) se réalisant dans l’ordre de la virtualité c’est à dire nulle part dans le monde.

Si celui ci joue seul cette personne passe à côté de sa vie en restant geek. C’est un mauvais rapport à la virtualité.

Il me semble que nous pouvons tomber dans ce piège ci également dans les relations épistolaires amicales ou amoureuses.

La raison et le principe de réalité impose de dire que seuls ceux qui engagent une inscription dans la réalité et un passage à la réalité sociale font un usage sain de la virtualité qui s’actualise en actions concrètes ( Parti en réseau, soirées entre amis, fêtes, activités quelconques sociales)

La condition c’est qu’il y ait minimum deux personnes engagées dans une relation virtuelle et que celles ci soient dans la capacité d’action d’effectuer un échange social dans la réalité matérielle. ( abolition de la distance géographique, etc.) C’est une condition normale et importante de toute réalité sociale et c’est sain car cela coupe la fiction du fantasme et oblige à une réalisation réelle avec toutes les difficultés qu’elle comporte ( le geek fan d’art martiaux pour l’aspect spectaculaire de l’agilité qui va enfin franchir la porte d’un dojo pour devenir agile comme le chat et lancer des coups de pieds fouettés à l’image de ces idoles). La il va se réaliser, la il aura un rapport social, là il réalisera son existence.

La question que doit se poser le geek au même titre que toutes les personnes sujettes à des relations virtuelles est : Pourquoi ai je été pris par cette structure fantasmatique et quel est le désir réel qu’il me faut chercher à réaliser réellement dans mon existence?

Là commence le chemin vers l’existence. L’étape suivante sera de chercher à le réaliser et là, Bienvenue dans la réalité.

L’impulsif est il un homme du ressentiment?

 

Comment produit-on un juste diagnostic de soi ? Peut-on conjurer un mode de fonctionnement durablement enraciné en nous? Comment ne pas répéter les mêmes cycles et les briser afin d’évoluer et de dépasser la répétition du même schéma de réponse à un ensemble de situation similaires?

 

Tentative d’analyse de la situation de l’impulsif verbal: quelqu’un qui dit ce qu’il ressent à un moment donné sans filtre d’aucune sorte, sans que cela soit juste ou le reflet de sa pensée ou non mais il explose littéralement d’une diatribe donnée. Si donc la forme de son impulsivité a été de porter un coup verbal, pourquoi avait-il besoin et/ou envie de faire mal par les mots? Par quel procédé est-il passé dans l’attaque verbale? Comment son désir a pu prendre une telle forme?

 

Toute expression violente est une dérivation d’une source de violence externe, interne ou polyfactiorielle.

 

Je tape quelqu’un d’une certaine manière parce que je suis tapé même si ce n’est pas par la même personne ou par une source de même nature. Le phénomène est  accumulatif. Il faut avoir en stock une quantité d’énergie assez forte pour qu’elle puisse déborder par un effet de seuil jusqu’à passer dans un acte de langage ou un acte physique. Une forme négative de cette énergie est une forme où la quantité d’énergie s’accroit par une accumulation excédent l’unité contenante de cette énergie: il y a production d’énergie excédentaire à tel corps.

 

D’où provient une telle accumulation d’énergie sous la forme non plus d’un écoulement fluide mais d’une boule d’énergie rendant le corps comme un opaque et sphérique geyser d’énergie accumulée et bloquée qui ne souhaite que s’expulser et partir?

 

Le mécanisme semble celui de la charge d’énergie puis de la décharge d’énergie brutale. Pourquoi ce mécanisme s’exprime de cette manière alors que la plupart du temps il est adouci par les moeurs? Pourquoi va reprendre sa forme donnée brutale à tel moment donné? forme qui sera tantôt un coup physique ou une agression verbale?

 

Plusieurs hypothèses peuvent être formulées : soit c’est le facteur temporel qui prime: quelque soit la situation en laquelle va s’exprimer l’impulsif, c’est que son mécanisme de charge de violence est arrivé à la zone excédentaire et il doit être expulsé.

 

Soit c’est un facteur lié à un objet-situation stimuli suscitant cette décharge. Le taureau ou l’impulsif voit rouge si telle phrase est prononcée, si on lui dit telle chose, si on lui rappelle à tel élément qu’il déteste.

 

En ce cas, c’est le produit d’une intoxication éthique: il n’est pas à sa place, en tel lieu, avec telles personnes, cela renvoie à un horizon de rapports qu’il ne peut pas gérer car il l’appréhende comme un milieu et des interactions hostiles: impulsivité apparait ici comme un curieux mécanisme de défense, un mécanisme de rejet d’un rapport déconstituant.

 

Cependant si l’impulsivité intervient au carrefour de ces deux causes temporelle et cause stimuli facteur déclencheur, que conseiller et comment aider l’impulsif à gérer cette impulsion irrationnelle pouvant causer tort et préjudice à ceux à qui il l’inflige et à lui-même sortant d’un comportement acceptable socialement et se mettant en situation d’être sanctionné légitimement pour son action déplacée?

 

Y a t il un moyen de défaire une accumulation par une déaccumulation? Comment faire pour qu’une personne qui ressente en elle une colère redoutable ou une puissance débordante d’énergie accumulée( et par conséquent négative) puisse la voir réduire?

 

L’hypothèse de l’observateur dans la théorie des sentiments ne marche clairement pas car quelque soit l’observateur supposé ou réel, il en fait foncièrement soit une cible, soit un observateur qui produit une reconnaissance de cette négativité, soit une indifférence car le processus doit s’exprimer.

Les interprétations peuvent soit y voir un narcissisme, une sorte de cri de reconnaissance inversée, ou une asocialité par une impulsion incontrôlée, ou un sadisme et masochisme.

 

Dans les trois cas, le rapport social adéquat est emporté dans un rapport où l’observateur, le témoin, ou la personne-objet-stimuli de cette impulsivité n’a pas une fonction de réduction/atténuation comme Adam Smith l’esquissait. Au contraire car elle est emportée dans l’action impulsive comme un élément de charge de son dispositif.

D’où vient et y a t il une fin à cette impulsivité verbale? On pourrait penser à la névrose de séparation. Si le rapport social est perturbé et qu’un déclencheur peut être social, alors on pourrait penser que le phénomène est lié à une pathologie sociale de surinvestissement social qui pourrait conduire à une intention de brisure d’une situation sociale potentiellement mutilante.

 

La question est pour trancher face à cette hypothèse : L’impulsif se coupe t-il constamment d’un ensemble social donné? Si il s’en coupe doit on penser qu’il s’agisse d’un effet de l’impulsion dont l’origine est ailleurs ou qu’il s’agit d’un symptôme de l’impulsion?

 

S’il s’agit d’un effet de l’impulsion, la cause n’est pas sociale, il y a un trouble physiologique conduisant par l’excès d’énergie à une dérivation de celle-ci: mais pourquoi la forme  »impulsivité verbale? » plutôt qu’une autre? Pourquoi cela n’aurait-il pas pu conduire à une autre forme de dérivation? Il faut donc réinterroger l’impulsivité dans le schéma global d’existence de l’individu: peut-être que cette impulsivité verbale participe d’une groupe de moyens d’expression d’une énergie en excès accumulée qui prend telle forme ou telle autre en fonction des contextes.

 

Faut il donc traiter tout le schéma global d’existence à réformer? ou simplement orienter vers une forme privilégiée d’expression qui pourrait être positive? ( une sublimation par le sport par exemple) Mais comment savoir si le schéma est vouée à une homéostasie fonctionnellement où les processus d’accumulation ne déborderont pas cette forme même?

 

Cela conduirait à se demander : mais pourquoi diable celui-ci accumule de cette manière l’énergie et la décharge de cette manière? Pourquoi s’agit-il de son fonctionnement?
Est-ce un choix d’existence? Peut on parler d’une complaisance psychologique alors même que celle-ci conduit à un ostracisme sociale? Quel que soit l’idée que l’on se fasse d’un choix ou non, ce fonctionnement est préjudiciable pour l’individu et l’entourage par conséquent doit être du mieux possible diminué.

 

Dans un appendice de l’Anti Oedipe Deleuze-Guattari évoquait les devenirs possibles dans un milieu défavorable c’est à dire inhibant une circulation du désir: 1. Acclimatation au milieu par atténuation de sa puissance vitale( alcool, dépression) 2. Restructuration hégémonique du milieu ( vol, domination) 3. Résistance au milieu( lutte)

 

Mais une lutte peut prendre deux formes à ce qu’il nous apparait à partir de l’analyse effectuée: une forme vertueuse, l’émancipation, la création,  la critique constructive dans la production d’une transformation intégrative de son désir au sein du milieu en lequel il s’insère adéquatement pour que le tout ou le collectif exprime une amélioration fonctionnelle de la circulation du désir en ce tout. Autre forme de la lutte possible la lutte comme dénégation du milieu, protestation symbolique et esprit de critique.

 

Le ressentiment est la forme de la résistance au milieu caractérisée par une lutte négative dans le sens où cette lutte est symbolique, vide, non arrimée sur un  processus de transformation intégratif matériel.

 

L’impulsif verbal est-il lorsqu’il effectue sa diatribe un homme du ressentiment? En ce sens la réponse est oui.

Restera-t-il un homme du ressentiment? La réponse appartient à sa réponse au milieu.

 

S’il renonce à la résistance négative, il peut aller vers l’atténuation de son mode d’existence par adaptation au milieu, diminuant son énergie et il sera mieux et composera des rapports adéquats avec le collectif du milieu. Il peut aussi autre choix partir vers la domination du milieu hégémonique auquel cas la position sera inversée par rapport au milieu mais toujours problématique. Il peut aussi tenter de convertir sa lutte improductive symbolique de ressentiment en lutte productive de transformation créatrice.

 

Pour ceux qui restent dans le mode d’existence du résistant, nul doute que nous oscillons toujours entre ces deux moments:

 

Lorsque  notre processus est empêché de s’exprimer comme production créative, nous basculons dans le ressentiment c’est à dire dans la virtualité de la création. et sans doute dans toute résistance le moment de la lutte négative et du ressentiment est un élément qui scande ponctuellement la résistance créatrice en acte.

 

Lorsque notre résistance créatrice peut s’exprimer nous y réalisons positivement un accroissement de la richesse d’un milieu autant que notre propre épanouissement.

Mais la posture de la lutte et de la résistance peut conduire à l’un ou l’autre ainsi prenons garde à ne pas nous complaire dans la posture du ressentiment par vie menée virtuellement par une série de postures et protestations symboliques qui nous enfermeraient dans un isolement social et une improductivité totale.

 

Sans doute, nous devons quitter notre terre natale et le lac de notre terre natale et aller dans la montagne. Il nous appartient de ne pas en faire un lieu de ressentiment  en la voyant comme un lieu de transition d’un devenir créateur porteur d’une transformation du milieu en lequel il reste pour toujours anomalement autochtone et  voyageur.

Thibault.

l’effet performatif des sondages n’est pas pris en compte.

 Y a t-il un effet d’auto-engendrement des résultats pour les sondages? comme un effet performatif des sondages? à court moyen et long termes constituant une préformation idéologique d’un rapport de force réel? Si je décris un rapport de force selon un pourcentage ou une proportion, est-ce que cela n’a pas un effet sur l’électorat de savoir que le rapport est ou a été tel? effet de décomplexion, effet de démobilisation, etc.? car ça coupe des phénomènes d’espoir alors que toute élection repose sur des espoirs.

Florilège d’arguments et de logiques argumentatives contre une banalisation du vote FN.

Florilège d’arguments et de logiques argumentatives déployées sur les réseaux sociaux pour m’opposer à une banalisation du vote FN et des soutiens de son discours sur les réseaux sociaux…faut se battre pour garder une fraternité humaine et une tolérance multiconfesionnelle:

Contre l’argument de l’essai du Front National pour susciter une révolte populaire.

L’argument le plus dangereux pour toute minorité- et donc pas pour moi si je ne m’engageais pas car je suis un homme blanc aux yeux bleus baptisé aux racines chrétiennes et fonctionnaire d’Etat. Un des arguments les plus dangereux, décourageant et pourtant répandu.. que j’ai pu entendre parmi même des amis proches de couleur j’ai bien dit de couleur car là- je trouve cela le comble de l’absurdité dans la mesure où ils en feront les premiers les frais c’est de dire : si on vote pour Marine le Pen, au moins, ça fera bouger les gens, il y aura des abus et là les gens vont de révolter, le peuple ne va pas laisser passer ça, le changement donc passe par voter le pen. … et ceux qui pensent ça vont même jusqu’à dire, de toute façon, il y a déjà du racisme et des contrôles au faciès actuellement mais avec marine le pen ça se verra encore plus ça sera flagrant et paff tout le monde va se révolter et au pire ça changera rien à ce racisme déjà présent. J’ai jamais vu un argument plus dangereux fondé à la fois une anticipation de réaction collective d’une naïveté touchante mais confondante et surtout se fondant sur la sous estimation de la puissance de persuasion et d’action qui peut être produite par un groupe qui s’empare du pouvoir en ayant des préjugés sur des catégories de population : Quand vous donnez le pouvoir central le plus puissant à un groupe politique dont la fraternité repose sur des critères d’identité culturelle et territoriaux- qui par définition sont des critères d’exclusion dans une société multiculturelle, multi-confessionnelle, diverse et terre d’immigration sur plusieurs générations je pense aux vagues d’immigration économique des mineurs polonais et italiens dans le bassin minier et ouvrières de population magrébine-, ce groupe au pouvoir peut instrumentaliser rhétoriquement les appareils d’informations de telle manière à instaurer une légitimité de façade pour leurs actes de répression policière: je pense à l’état d’urgence comme alibi et la peur du terrorisme, je pense aussi à tout un discours d’extrême droite contre les mouvements contestataires de gauche, les réduisant à des casseurs violents pour avoir un argument de démantèlement de leurs organisations militantes( je condamne sans ambiguïté les débordements en marge des manifestations du premier mai actions de blacks blocks inqualifiables sur les forces de l’ordre brulés). Ainsi si Marine le Pen vient au pouvoir, elle aura le ministère de l’intérieur et du renseignement sous sa tutelle. Marine le Pen désignera tout un gouvernement dont un ministre de l’intérieur qui dirigera la Police. La police fera donc des rondes de police comme à son habitude mais dans un contexte modifié où les critères d’appartenance à la nation seront reconnus dans un horizon d’identité ethnico-culturel précis et dans un contexte d’une construction médiatique d’une menace perpétuelle de terrorisme. Dans un tel contexte de pouvoir, déductivement même si les agents ne sont pas racistes en leur fort intérieur, ils le deviennent de fait car pour contrôler ils seront incités à se fier à l’apparence visuelle et aux caractères visibles d’appartenance à la communauté, et non à se baser sur le comportement des personnes. Partant, toute personne de couleur peut apparaitre comme ayant une appartenance ambiguë au groupe, aux yeux des forces de l’ordre qui visent une reconnaissance immédiate d’appartenance évidente par des critères ethnico-culturels. Cela jette donc la possibilité d’une suspicion légitimée sur tout citoyen non blanc et à fortiori musulman suspicion de ne pas être à part entière membre évident de cette communauté politique dont l’identité est culturellement définie. Ainsi automatiquement, les actes de contrôle et bavures, pressions face à ces minorités vont s’accroitre. Cela va t-il se changer en révolution car ils seront visibles à l’image de la bavure policière liée au cas de Théo qui a été malmené? Plus il y aura de peur de la Police qui sera une police faisant usage et des descentes légitimées par un discours d’autorité contre le terrorisme et un appel au respect de l’ordre implacable républicain, plus ces descentes se légitimeront par habitude dans l’opinion majoritaire. Si on les cherche c’est qu’il y a des raisons, si on fait des perquisitions c’est qu’ils représentent une menace! Et plus cette peur et cette légitimation de façade font leur effet, plus ceux qui n’en sont pas victimes se désolidarisent de ceux qui en font les frais et sans vouloir aucunement militer pour les aider! Pareil pour les groupes de militants de gauche qui iront protester, ils seront décrédibilisés comme radicaux même s’ils défendent des personnes stigmatisées, la contre interprétation de leurs actions les rendra suspicieux de pure anarchisme violent. Face donc dans un tel contexte à un contrôle au faciès vous croyez sincèrement qu’un bon père de famille va risquer de s’arrêter et de s’opposer à une intervention qu’il voit dans la rue- même si il a l’intuition contrariée par les discours médiatiques de l’Etat que c’est un peu injustice- vous croyez qu’il va bouger alors qu’il a la responsabilité de l’intégrité de ses enfants qu’il a avec lui? vous croyez que ceux qui vont se rebeller vont être tolérés ? ou une répression de ceux qui militent ou s’opposent ne va pas s’accroitre? Et si le renseignement est plus invasif? les personnes ne vont pas s’autocensurer avant de prendre une position? Plus vous allez vers un parti de l’ordre fondé sur les critères évoqués, plus la répression sera dure, plus elle limite la liberté d’expression et les manifestation d’opposition. Elle instaurera comme toujours dans l’histoire et la géographie ( on pense à Poutine) une peur et un refus de l’action de résistance, une aversion de la majorité à agir. A ma connaissance, il n’y a pas eu de nombreux exemples dans l’histoire de soulèvements populaires de type révolution d’une population majoritaire pour l’aide et la défense de minorités ethniques stigmatisées, dans un contexte de gestion idéologique habile d’une peur et colère contre ces populations désignées par le groupe au pouvoir tirant son autorité d’un discours national fondé sur critères d’identité etchnico-culturelle…

Sensibilisation aux conséquences : rupture de lien social à ceux qui se destinent au vote FN

Je préviens, si certains d’entre vous vont voter FN, je ne veux plus jamais avoir affaire à vous dans mon existence et je ne le pardonnerai à personne d’entre vous, jamais. J’ai cherché à dialoguer dans une logique concessive avec les personnes concernées voulant voter FN. J’ai écouté leurs arguments, j’ai cherché à présenter les gênes du raisonnement et les risques. Malgré cela et le risque qui pèse sur de nombreuses personnes que j’ai démontré, si le dialogue n’a servi à rien pour empêcher votre vote, je ne peux plus rien et votre choix fait de nous des personnes qui n’avons plus rien à jamais à nous dire. Ce choix est crucial. Par conséquent, si vous l’avez fait en faveur du FN, j’en tire les conclusions de ne plus rien avoir affaire avec vous. Je refuse de me confondre avec et de pardonner à ceux qui arment le bras qui frappera le plus faible, démuni et différent car même en vous montrant les conséquences et les implications à chaque niveau, rien n’y a fait. Malgré les alertes à l’usage de la notion de civilisation par le FN et l’absurdité anthropologique d’une conception de civilisation basée sur un repli culturel, lequel conduit a mininma à un apprauvrissement culturel, malgré l’alerte sur l’usage de la notion de racines chrétiennes par le FN en dénaturant le message de l’amour chrétien, malgré l’alerte sur la désignation d’ennemis ethnicisés et la froideur de rapport à l’étranger déshumanisant ou les enfants à descolsariser, malgré l’interpellation sur les réseaux d’extrêmes droite, malgré les nombreux exemples de Négationnismes, de propos négationnistes, les sorties sur le vil d’hiv, ainsi de suite, malgré avoir montré le danger de l’usage de la notion de nation comme notion identitaire de référence pour la construction de subjectivités avec les risques de tension liée à l’exacerbation de la tendance naturelle à l’ethnocentrisme de chaque peuple qui se construirait de cette manière dont la tendance est inéluctablement le nationalisme, malgré avoir alerté sur le danger et l’absence de justesse théorique d’une idée de relativisme des racismes avec la notion proposé par le FN et les extrêmes d’un racisme anti-blanc, alors même que l’étalon majoritaire qui a produit du racisme majoritaire aux effets de violences sans précédent dans l’humanité était précisément l’Homme( le Masculin) et a fortiori Blanc/occidental ( traite des noirs, exploitations des populations, des femmes dominations, impérialismes de toute sorte jusqu’à des guerres impérialiste et de colonisation) et que celui ci « L’Homme Blanc » était surreprésenté dans les institutions conduisant à des violences sur les minorités en France et aux USA, en Afrique du sud par exemple( violences policières sur arabe, black, musulmans, tziganes, roms, juifs) dans l’histoire. Malgré avoir présenté un récit de politique-fiction s’inspirant des discours du FN montrant que déductivement des violences, nuisances et condamnations à court et moyen termes s’infligeront d’abord aux militants en résistances qui se dresseront contre les débords et l’idéologie nationale qui s’abattra sur les populations stigmatisées, Malgré avoir présenté cela si vous préférez faire ce choix du FN, vous êtes démasqués dans la haine froide ou la farouche volonté de prendre le risque d’oppression des faibles et de ceux qui résistent pour aider les faibles au motif d’un changement économique: vous êtes clairement du côté des salauds sartriens et dans la lignée d’une tradition qui a produit dans l’histoire des bourreaux. Je ne partage plus rien avec vous et faut que cela soit acté. Et pour Macron dont la violence économique s’abattra sur tous les plus faibles tout aussi assurément, je serais avec tous mes amis militants dans la rue pour défendre les acquis sociaux et défendre ce qui sont attaqués car nous, on fait comme tous les militants de gauche, on a toujours été dans la rue et on a fait le travail à tous les niveaux: on milite pour nos droits et une émancipation collective sans la penser au détriment des plus faibles quels qu’ils soient. Et cela, c’est le seul horizon que propose toute rationalité.

Justification de la rupture de lien social par l’exclusion que porte le vote FN :

répondant à un internaute en contact qui m’a accusé de devenir hainaux par le message ci dessus marquant ma volonté de rupture de lien pour acter de la violence du vote FN, j’ai répondu ceci:

La haine, malheureusement, c’est hélas ton vote qui la porte en toi et envers nous Jerome philippe. J’ai jamais eu aucune haine envers toi néanmoins. Je refuse en revanche purement et simplement de te considérer comme une personne que j’estime et avec qui je souhaiterai échanger à l’avenir si tu fais le choix de le pen car ton vote exprime une violence envers des minorités que je ne peux cautionner au nom de mes valeurs que je développe si dessous. Tu m’accuses de devenir haineux. La haine c’est souhaiter ou faire du mal à une personne ou se réjouir qu’il arrive à quelqu’un quelque chose de facheux. Jamais je n’ai ressenti cela pour personne et jamais je n’utiliserai de violence arbitraire sur une minorité. J’ai dit ici que tu portes une haine par ton vote car oui le vote FN porte lui en puissance un programme qui fera mal à des personnes minoritaires. Je reprécise ma position, la démocratie doit s’exprimer dans le dialogue de tous, dans les urnes et par la participation militante aux luttes d’émancipation sociales, économiques, politiques. Lorsqu’une partie, ici le FN exclut dans son programme et ses discours certains membres de la collectivité humaine selon des critères arbitraires, alors cette partie, le FN s’exclue de la démocratie dans son projet au pouvoir même s’il reste dans les faits actuels toujours démocratique sur un plan institutionnel. Ainsi, même si en droit le dialogue avec le FN est à instaurer car satisfaisant sur le plan institutionnel aucune atteinte factuel au démos comme totalité indivisible, néanmoins, le dialogue dans les faits sur une base démocratique avec cette partie n’est plus possible car son projet exclut une partie du démos et de la collectivité humaine alors que c’est sur cette condition même de respecter cette diversité que s’ouvre tout dialogue politique visant de bien collectif et le bonheur de tous en démocratie. Si donc, après avoir cherché à faire sentir ou déduire rationnellement le problème de leur choix à certains ceux ci adhèrent toujours à leurs thèses antagonistes avec la satisfaction de la condition de tout dialogue, nous devons leur manifester l’impossibilité de parler avec eux. Si de ce divorce, nait un fossé en lequel leur force s’accroit et si un jour ses forces ou des forces de cette nature prennent le pouvoir et s’imposent en produisant leurs effets de violences arbitraires sur les minorités stigmatisées excluent de la collectivité humaine, si un tel pouvoir perverti par ces finalités se met en place, alors, face aux exactions et contre elles, nous nous dresserons contre eux, en conscience, responsabilité et résistance, quelle que soit l’issu de ce combat.

Récit de politique-fiction : nous sommes toujours sous l’état d’urgence avec les pouvoirs associés: Marine le Pen présidente. Phase I. Expulsions des fichiers S. Contrôle au facies en hausse. Perquisitions plus fréquentes dans les communautés musulmanes. Augmentation présence et nombre police et gendarmerie. Ordre renforcé en France, répression forte des mouvements sociaux de gauche, augmentation légères des bavures policières dans les quartiers, augmentation des dotations pour la BAC, tension avec l’extrême gauche, renseignement RG plus musclé. Dissolution de groupe d’extrême gauche et court séjours en garde à vue prolongée de certains membres, peines et court séjours prisons pour des intellectuels et idéologue de gauche réelle pour des motifs de trouble à l’ordre public. Usage massif des médias, communication de l’Elysée léchée pour permettre la sortie de l’Europe. La France réobtient sa souveraineté économique et retour au nouveau franc. Vague de dislocation de l’Europe et concurrence des pays pour obtenir des parts de marché. Délocalisation des entreprises puissantes dans les pays producteurs pas chers de l’ex-Europe. Tension entre les peuples du fait de cette concurrence entre les peuples dont les peuples étrangers piquent le travail dans leurs pays. Logique de concurrence des nations sur fond de crise économique. Phase II. Politique d’Education au patriotisme remplaçant l’ex ECJS et l’EMC. Réduction du volume horaire de philosophie. Reduction de postes en philosophie. Remplacement des manuels d’histoire et géographie par un recentrage sur l’histoire de France idéologisée, relecture du phénomène du régime de VIchy, des chambres à gaz, et du rafle du vel’hiv, relecture du phénomène de la mondialisation, réduction des options de langue. Présence policière dans les établissements scolaires. Incitation au signalement par les Proviseurs. Créations d’établissements disciplinaires. Manuels de français ouvrant à d’autres figures littéraires, suppression de poètes de la négritude du manuel. Politique culturelle censurant les oeuvres ne respectant pas la civilisation occidentale aux racines chrétiennes, subvention de spectacles traditionnalistes et coutumiers. Nomination de juges et réforme de la magistrature. Rétablissement de jugements comme traites à la patrie. Premiers jugements rendus sur des cas d’islamistes terroristes. Tension économique avec certains pays de l’ex zone Europe. Batailles monétaires gagnées. Financements de sociétés françaises. Accords bilatéraux tendus. Vague d’attentats subis par difficulté du renseignement lié à l’expulsion précipitée des fichier S. Rétablissement des frontières dans toute l’ex zone europe. Proposition de création de milices de quartiers. Augmentation de bavures policières. Politique de santé. Ruralité aidée. Refus de soin aux personnes étrangères. Difficulté d’obtention de la citoyenneté française. Disparité de traitement pour l’obtention d’un travail, d’un logement, pour personne aux noms à consonance étrangère. Suite aux tensions économiques liées au travail, les français d’origine polonaise sont mal vus dans le nord de la france, au même titre que les roumains, tziganes, musulmans dans tous le pays. Litiges économiques avec l’allemagne. Expulsion des migrants et échec d’accord avec le Royaume uni sur la situation à Calais. Violences aux migrants dénombrées. Mort de migrants par groupes sociaux. Phase III. ?

Quel devait être le rôle d’un professeur en 1938 ou en 1933? celui d’un enseignant qui enseigne paisiblement? Si il avait une connaissance claire de ce qui se passait depuis 1933 ailleurs, et d’une menace probable envers certains de ces élèves juifs qu’il avait chaque jour en face de lui et qui participaient à ses cours, en les regardant devait-il ne songer qu’à enseigner? ou à autre chose comme s’engager? Quel devait être le rôle d’un professeur en 1933 ou en 1938? Quel doit être notre rôle?

Sur les racines chrétiennes par le FN contradiction dans les termes:
Si marine le pen soutient et revendique des racines chrétiennes de la France, alors prenons là au mot: A ton avis qu’est-ce qui anime le coeur de tous les catholiques qui ont la foi et qui ont entendu le message du Christ? Si nous sommes un pays de racine chrétienne tous les citoyens ne devraient-ils pas précisément être pénétré par ce souci chrétien du prochain et de ses semblables et tendre la main aux démunis dans un soucis de l’autre selon la charité chrétienne ? Si on prend aux mots cette idée de racine chrétienne on doit au nom de cet héritage refuser tout rejet des autres, toute absence de bonté et générosité à l’égard de tous par delà les différences, et à ne voir aucune frontière, aucune barrière entre les hommes à ériger mais à chercher à réaliser ce souci de l’amour fraternel. Tu vois X, tout cet héritage nous inciter à diffuser un message de fraternité qui nous ramène à autre chose qu’une désignation d’ennemis ou boucs émissaires ethnicisés, le migrant, l’étranger, l’autre culturel etc.

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sur la prétendue idée d’une fraternité nationale au FN

. Une fraternité au sein de frontières nationales avec des stigmatisations de populations minoritaires au sein de cette population? sur les musulmans? et que dire de la sortie de Madame Le Pen sur l’absence de responsabilité sur le massacre du Vel d’hiv? https://fr.wikipedia.org/…/Rafle_du_V%C3%A9lodrome_d… C’est quoi ça du négationnisme? tu sais ce que c’est le négationnisme et ce que ça implique? Et que dis tu encore de ce à quoi a toujours conduit l’exacerbation d’une fraternité strictement liée à la Nation? quelle leçon nous a enseigné l’histoire des Nations justement ? tous les rejets, et stigmatisations et tensions voir les conflits et guerre que la notion de Nation charrie quand elle est le seul vecteur de construction sociale culturelle et identitaire? 2. Et tu te dis être Français? Mais c’est quoi être français? Respecter les lois du pays? Donc tout homme circulant sur notre territoire et étant respectueux des lois est un Français? ou Etre Français c’est respecter les coutumes françaises? les coutumes c’est ça? Or le respect de certaines coutumes plutôt que d’autres vont à l’encontre du principe fondateur de la France moderne du XXème siècle : la Laïcité qui permet une variété de manière de vivre. La Laïcité est un acquis législatif en France. Etre français ça serait parler français? donc toute personne parlant français est française? ou est ce les personnes qui maitrisent et parlent bien le français? dans ce cas beaucoup d’électeurs du front national n’en feraient pas parti !… être français c’est aimer son pays? c’est ça être français? Alors un migrant qui aime la France il est français? Est ce que c’est par la naissance sur le sol que tu fondes être Français? ou vas tu même à dire par le sang même qu’on est français? et c’est ça ton modèle et critère de fraternité ? quelle absurdité de critères pour fonder une fraternité humaine!

Sur la notion de civilisation dans le discours de Le Pen en contradiction avec les apports de l’anthropologie sur l’apogée des civilisations.

J’enfonce une porte ouverte mais je préfère sécuriser élements pour un échange avec un électeur potentiel du front national : Un acquis incontestable de l’ethnologie est à rappeler avant le second tour: La différence est le moteur des civilisations. Ceux qui partent d’une bonne intention et qui se disent que Marine le Pen n’est pas mauvaise ni dangereuse si on écoute bien ce qu’elle dit se trompent. Elle dit bien vouloir défendre la civilisation occidentale et c’est par cela qu’elle représente un réel danger pour la civilisation occidentale elle-même, un réel danger pour le vivre ensemble actuel et pour notre diversité de population actuelle, cette diversité qu’on retrouve dans nos lycées, lieu de l’instruction des enfants de la république de toutes les couleurs, toutes les cultures et toutes les conditions. Pourquoi donc est elle un danger en prônant une défense de la civilisation? Elle est un danger car à moyen termes, une civilisation qui cherche à prospérer en se repliant et en se recentrant culturellement sur ses traditions héritées la conduit inexorablement à une tendance à l’homogénéité culturelle et partant à un appauvrissement culturel qui a des conséquences fortes à de nombreux niveaux : d’une part l’homogénéité sociale est en soi un danger: que nous soyons tous les mêmes est un danger. L’ expérience de psychologie collective de Ron Jones dont le film la vague a publicisé le résultat l’a montré: l’homogénéité sociale contient une tendance au fascisme. D’autre part, plus précisément, Lévi-Strauss a montré dans l’analyse de toutes les cultures que la vitalité des sociétés et celle de la civilisation occidentale en général a été le fruit de sa capacité d’inclusion et d’acceptation de la différence et de l’incitation à des métissages culturels toujours riches et créatifs et utiles à la civilisation qui avait choisi cette voie: c’est sur cette idée qu’a prospéré le nouveau monde, c’est sur cette base que l’amérique des usa est devenue l’Amérique des USA dont la prospérité est connue de tous, le pays des migrants par excellence- chose oubliée par l’actuel président Trump…. De fait, le projet politique de Marine Le Pen va contre ce fait obtenu par l’ethnologie, va contre cette ouverture culturelle. Concrètement, les conséquences néfastes d’un repli sur une base homogène culturelle sont nombreuses en de nombreux domaines : réduction de la fécondité de la recherche devenant moins innovante, de l’économie moins dynamique car dotées de moins d’idées, appauvrissement de l’offre culturelle et surtout une société à moyen terme dotée de moins de tolérance à la différence. En effet, en se recentrant sur une culture donnée, les membres de cette société deviendront par absence d’habitude tout à fait étranger à voir de la différence culturelle. Ainsi, les postures de rejet seront et ont toujours été en pareil cas les plus fréquentes et fondées sur l’ignorance liée à l’homogénéité. Pour toutes ces raisons, la meilleure manière de défendre la « civilisation occidentale » n’est absolument pas le chemin esquissé par Marine le Pen. De surcroit, s’il faut encore convaincre Madame le Pen malgré une rhétorique habile est entourée de personnalités aux discours dangereux dans sa famille même et dans ces relations et contacts européens. Elle est une menace pour la diversité sociale actuelle, une menace à l’idée selon laquelle chacun peut vivre sa vie comme il l’entend dans le cadre de l’Etat de droit pouvant choisir une vaste gamme d’existence possible( croyance ou non, type de vie, etc.) et en même temps et par cela, une menace à la prospérité d’un pays.Je dis ça pour ceux qui seraient tentés par un vote le pen au second tour. Clairement, la philosophie n’aura jamais sa place dans un tel horizon, ça serait tuer la possibilité d’oeuvres de haut niveau en philosophie en encensant l’homogamie intellectuelle, cela confinerait à un assassinat à termes de la philosophie elle même et il suffit de regarder les tracts de MLP: ils parlent d’eux mêmes.

Tout simplement : as tu eu une discussion avec des personnes beurs ou black ou musulmans ? Si tu me dis oui et que la majorité la voit comme une candidate normale qui respectera le fait qu’ils soient français alors vote sans problème pour le pen. Sinon si les premiers intéressés le sentent mal et que tu les estimes des français comme les autres qui ne doivent pas subir de stigmatisations alors abstiens toi de choisir le pen. Sinon en conscience, il y a un doute raisonnable qui devrait te laisser penser que si les principaux intéressés se méfient c’est qu’il y a peut être quelque chose duquel il faille se méfier… les principaux intéressés ce sont toujours les minorités : Minorités d’orientation sexuelle en Russie, idéologiques et intellectuels critiques en Chine, sous la Présidence Obama, les noirs américains pauvres restaient minoritaires et subissaient un racisme présent qu’ils ont du combattre des policiers US, ( racisme avéré) sous Trump, les musulmans en ont pris plein la figure durant la campagne et plein de discrimination vont bon train… durant l’apartheid toute proportion gardée il y a eu le pire possible jusqu’aux lynchages, les juifs pour le régime nazi… ç chaque fois des minorités étaient désignées. Si tu arrives à répondre sans le moindre doute en ayant consulté de nombreuses personnes blacks beurs musulmans à ce que Marine le Pen garantira aucune forme d’inégalité à tous alors vote les yeux fermés pour elle.

De la flexisécurité amoureuse : les relations amoureuses au XXIème siècle…

Le décodage généralisé des flux conduit inéluctablement aux dénouages de tout engagement et de toute relation, a fortiori dans les relations amoureuses: comment donc espérer en la continuité relationnelle dans un monde où la liberté individuelle suppose un désengagement perpétuel et des discontinuités permanentes? L’Amour au sens chrétien du terme, union amoureuse réciproque de deux êtres traversant l’existence ensemble semble la résistance minoritaire la plus étonnante aux forces de l’ère actuelle: l’art et l’ère de l’abandon perpétuel abandon tacite( la non réactualisation ou activation de la relation) ou l’abandon déclaré( la rupture), l’apprentissage et la ritualisation du détachement par l’absence( la non réponse, l’absence, etc.) et l’ouverture de relations en pointillés discontinuelles, tout cela règne dans une société décodée. A termes, l’idée du mariage d’amour chrétien, se convertissant en mariage d’amour civile puis en union libre non juridique, en une relation déclarée ou tacite, ce décodage conduit à une intériorisation antérieure à la rencontre, à une intériorisation d’un horizon de précarité de la relation amoureuse et de son devenir potentie. Tout cela conduit à ne plus croire à la relation amoureuse, même emporté par la passion, la croyance en cette relation se fait sur fond d’un horizon de précarité ( désengagement, sérapation, rupture, divorces) à ce point tel que la parenté et la filiation peuvent se penser indépendamment de toute relation amoureuse tel un désir d’enfant par delà la croyance en un couple. Ce réalisme de la part de chacun qui sait la donne actuelle conduit à l’absence de croyance en la chance de relation amoureuse durable. Et ce réalisme, retourné sur chaque sujet confine ce que celui ci répondre toujours négativement aux questions suivantes: Peut-on m’aimer pour celui ou celle que je suis toute une vie? Est-ce que j’ambitionne qu’on m’aime pour être en couple? Si une réponse affirmative à la question Est-ce que j’ambitionne qu’on m’aime pour être en couple? n’est plus la condition d’une relation, il me semble que quelque chose est cassé. Il y a eu des mariages forcés, il y a eu des mariages de convenance, des mariages par habitude sociale ou intérêts de familles, il y a eu aussi des mariages d’amour puis des unions civiles véritables, et une multiplicité de formation désirantes hétérogènes comme une bouffée d’oxygène d’une génération( année 70) qui se stabilisaient à termes dans des relations civiles durables: nous avons nous comme horizon spécifique contemporain majoritaire urbain, le poly-amour, les unions libres désengagées ou sans engagement, la flexibilité relationnelle( voire même une flexisécurité médiatisée par des réseaux, applications, services d’entreprise avec ses phases 1.engagement 2. difficulté 3. agence de rupture, rupture, 4. appli pour période post rupture, 4. réengagement fragilisé par 1, 5. difficulté, 6. rupture de la relation 2, période post rupture, etc. écornant et épuisant les individus et leur croyance à mesure du temps qui passe?) des segmentations de l’existence amoureuse. D’où une question faut il accepter cette donne contemporaine? être fils et fils de notre temps? Si non, comment restaurer un horizon de croyance en des « nous amoureux » durables? Ne faudrait-il redonner une place à la croyance et en un horizon de permanence sinon un horizon d’éternité? ou faut il n’être que réaliste et assumer la loi cynique du devenir ? Un juste milieu d’un engagement réciproque véritable et néanmoins en droit précaire dont les deux soient les artisans volontaires de son maintien et de sa permanence en cherchant à se recharger et durer perpétuellement tout en acceptant la menace d’une rupture est il tenable une vie durant? Est-ce cela la définition du couple moderne?

De l’attaque faite aux intellectuelles et intellectuels par Sophie Bramly

J’essaie de poser un problème à partir d’une indignation, si vous avez le temps. Une femme a publié une tribune sur le Magasine du Monde ( M) http://www.lemonde.fr/…/sophie-bramly-beyonce-et-rihanna-on…

« Sophie Bramly a dit: « Beyoncé et Rihanna ont plus fait pour la troisième vague féministe que beaucoup d’intellectuelles » »

J’étais frappé de l’attaque faite aux intellectuelles et intellectuels.Cette phrase propose rien d’autre qu’un diagnostic clair et sans appel: il faudrait acter de la substitution de la fonction émancipatrice des intellectuels surannés mis au placard par des artistes US richissimes de New York. Plus généralement l’intellectuel ne produit pas d’émancipation, l’artiste mondial us oui. Cela veut dire que non seulement Beyonce serait serait une ambassadrice de la danse pop contemporaine, mais aussi un exemple de réalisation de soi par le chant et le showbizz, une icone de beauté et un symbole de la réussite d’une femme défendant toutes les femmes et la figure d’un nouveau sujet émancipateur social mondial. Certains considèrent qu’ils ne faut pas juger selon les critères du féminisme blanc, le black feminism et par conséquent ce serait une erreur que de prononcer la moindre critique à cette vision et qu’il faudrait accepter que Oui Beyoncé est l’héritière des Blacks Panthers et que son oeuvre produit de l’émancipation et que les intellectuelles sont à renvoyer au placard. Beyoncé et Rihanna ont plus fait pour la troisième vague féministe que beaucoup d’intellectuelles » » Mais C’est ça l’idéal d’émancipation féministe? et la nouvelle figure de l’émancipation qui nous renvoie au chomage? Au risque de heurter le black feminism, Beyoncé ne ressemble t-elle pas plutôt à la vitrine du capitalisme et d’une intériorisation de la femme-objet séductrice qui fait danser des jeunes filles et produit du divertissement plutôt que des effets pratiques d’émancipation?.. permet elle une sorti des clichés, de nouvelles possibilités d’existence par delà les structures d’inhibition du genre? peut-être suis-je déjà étranger à la modernité déjà vieux… Une femme qui use du charme comme modèle d’ascension social dans une monstration totale de soi en montrant qu’elle veut gagner, une winneuse aux dents longues c’est ça la troisième vague féministe qui renvoie à la période des dinausaures tous les intellectuels? ou une Rihanna avec Bitch better have my money? A la fois j’y vois un écran de fumée rêve illusion pour jeunes filles, un outil séducteur idéologique restaurant la croyance en soi vide d’effet pratique par ce maudit système de la représentation et à a fois je suis toujours frappé par la sentence et l’assertion de la féministe douce: l’idée d’être en tant qu’intellectuel, obsolète en ce monde.

Si on admet que des artistes pop de nos jours peuvent produire de l’émancipation et en sont les fers de lance( l’idée que Beyoncé et Rihanna seraient la troisième génération féministe ayant plus apporté que les intellectuelles), alors moi ça m’interpelle, la philosophie peut-elle encore jouer un rôle de puissance critique effective dans l’espace social actuel selon la forme-livre? Faut-il encore écrire? ou passer à l’offensive sur le terrain de l’image? Ou accepter de ne plus avoir d’efficience sociale et produire des livres  » pour tous et pour aucun »? En philosophie le débat contemporain a été lancé par Sartre sur le rôle de l’écrivain, l’intellectuel, le bourgeois et l’idéologie. Et Deleuze avait alerté sur l’orientation vers un temps où on ne pourrait plus faire de philosophie comme eux l’entendait.
Il me semble que nous ne devons pas admettre l’idée d’être inutile mais en même temps le monde nous le montre quand même largement. Mais si on admet nous que les dominants dans les formes dominantes de la culture dominante puissent être considérés par les dominés comme leurs émancipateurs par l’usage des biais rhétoriques et symboliques de la domination, n’est-ce pas une capitulation en règle de l’inutilité de notre existence? Les intellectuelles passées et actuelles elles ont réussi concrètement à porter des droits nouveaux… une prise de conscience acerbe des possibilités de vie autres que celles du projet d’émancipation « objet de désir à la limite du pornochic », une lutte impitoyable contre les inégalités salariales, un modèle total pour lutter contre la violence sexiste, une décomplexion relativement aux normes imposées de genre,

Rosa Luxemburg, Simone de Beauvoir, Malala Yousafzaï, même Nathalie Artaud( politique), Florence Montreynaud( les chiennes de garde), toutes les membres des Genders studies ( exemple : Elsa Dorlin pour la France) les féministes de l’intersectionnalité( Crenshaw(US) J.Falquet( France Amérique du sud ) , et toutes nos intellectuelles françaises collègues et amies militantes et théoriciennes qui font le travail en théorie et en pratique( (Irène Pereira) C’est elles il me semble qui font avancer les choses au même titre que tous les mouvements et toutes les actions des femmes dans leurs luttes, résistances, affirmations, etc. Mais peut être suis-je aveugle à notre propre inefficience comme intellectuels? Récessifs et mineurs, face aux émancipations des majeurs dominants ?

Abattoir du Vigan

« Abattoir du Vigan : un an de prison avec sursis requis pour cruauté animale »

Je comprends la logique du tribunal qui a requis une peine sévère contre un employé d’un abattoir ayant abusé de ses prérogatives. Mais, si on y réfléchit un peu plus, cela me semble moins clair: Vous donnez des outils pour tuer des animaux et vous construisez un abattoir et vous y mettez un gamin dès 15 ans après son CAP Boucher pour y travailler jusqu’à ses 20ans. Je résume, il n’a pas d’éducation solide, il est livré à lui même, 200 tonnes par an doit mourir, vous lui donnez la responsabilité de le faire dans une structure industrielle à cet effet: Vous vous attendez à quoi sinon à de la cruauté de sa part ?

Dans une usine de la mort industriellement organisée d’animaux exécutés à la chaine, qu’attendez-vous comme comportement de la part des employés de ces abattoirs? un respect de tous les jours en voyant passer mécaniquement des séries d’animaux à tuer comme autant de corps indifférenciés? La déshumanisation du comportement est sans doute liée au lieu et ce qu’on y fait. Sa cruauté peut peut-être être l’expression pathologique du jeu dans un univers où on s’oblige à tuer son humanité à tuer des animaux. Le jeu deviendrait en ce contexte sadique sous la forme de la cruauté: la conjonction de la fatigue du travail, de la détestation de ce travail à tuer, la protestation contre cet ennui au travail à tuer et l’expression du jeu comme tentative de libération. Quoi qu’il en soit, ce traitement de cruauté est parfaitement immonde et inexcusable et intolérable.

Mais le tribunal juge du haut de quoi ? d’une considération sur la valeur de l’animal comme un être ? Non ! car le tribunal ne ferme pas les abattoirs ! Du haut donc de quoi juge t-on ce cas?

De l’indignation de ceux qui mangent de la viande mais qui pensent à leurs chiens et à leurs chats en regardant l’immonde traitement révélé par des associations de défense de la cause animale. Du haut donc de cette indignation paradoxale, on juge un employé de cette industrie. Vous devez tuer jeune homme ! Il faut tuer! mais pas sadiquement! vous devez tuer en étant déshumanisé totalement ! C’est ce qu’on attend de vous jeune homme! Tuez tuez en ne ressentant rien en faisant votre boulot! Tuez sans rire. Tuez à la pelle, au suivant, des animaux comme autant de paquets de chair sans rester un homme dans ce contexte macabre.

La justice ne peut cautionner la cruauté et c’est normal de la réprimer. Mais quelque chose me dit que pauvre employé on vous a déjà pas donné beaucoup de chances en vous proposant ce travail ignoble, et quelque chose me dit que d’une certaine manière, l’hypocrisie d’une société vous condamne.

Les ennemis des disciplines pures?

Comment penser les slogans publicitaires, les objets designés, les styles de la mode, les spiritualités, les scientifisations? Sont ils des ennemis? Il semblerait qu’un phénomène de variété provenant du multiple ébranle les domaines purs que sont la philosophie, l’art, la religion, la science et constitue des domaines mixtes. Il n’y a plus des arts références où des traditions bien délimitées constituaient des domaines d’efforts esthétiques purs mais il y a des phénomènes d’esthétisation éclatés partout en toute chose et tout lieu: des objets et des images esthétisés, des allures vestimentaires comme autant de manières d’être esthétisées. De même, Il semble y avoir un recul de la foi sous la forme pure qu’est l’engagement dans une religion- en atteste la crise des vocations dans l’Eglise, ou d’autres phénomènes associés dans toutes les religions, l’absence de pratiques ou la réduction du nombre de pratiquants et en même temps une prolifération de croyances et spiritualités vécues librement ( croyances en psychologie sur les thèmes du transgénérationnel, nombreuses croyances associées à des pratiques de soi basées sur les éléments de spiritualités orientales ou l’image occidentale d’éléments de spiritualités orientales, de la sophrologie à la méditation relaxation, etc.) Pour les sciences, nombreux sont les produits associés à une forme scientifique, du dentifrice aux experts en communication, aux statistiques évaluatrices objectives des performances lors de matchs, etc: des scientifisations au détriment des sciences pures? Ce mouvement d’ouverture à des mixtes va t-il engloutir les grands domaines ou est-ce un produit sain coexistant possiblement avec ce que propose la philosophie, la religion, la politique, la science et les arts? la philosophie détronée par les slogans publicitaires invitant à être qui on est, aller plus loin, tout donner, etc.?

De quoi le journal Le Monde est-il le nom?

Le monde c’est le lieu de donation de l’hétérogénéité des actualités, c’est-à-dire des différences remarquables car expressives et faisant sens grâce à l’écart relatif qu’elles instaurent comme singularités face à une norme du champ dont elles sont issues et s’organisent ainsi dans des catégories de singularités. La politique est un lieu de ce genre, les actions violentes nommées faits divers aussi, l’insolite également, la parole atypique d’une personne, une parole sortant de la norme et de l’attente de discours qui est associée à son statut, sa position sociale, sa fonction ou son état, peut faire l’objet d’une telle publicisation comme minuscule événement, comme information. Cela vaut évidemment aussi pour les actes isolés ou des situa(c)tions comme antagonisme de volontés, de bien, de nature de biens, d’intérêts, etc.
Le monde est le lieu de l’émergence publique de l’information, c’est-à-dire, de l’anomal au sens d’une parole s’originant dans une différence, une perspective d’appréhension non typique.
L’aspect commun et normal échappe toujours au monde et n’informe pas, et lorsqu’un tel aspect est relevé néanmoins pour lui même c’est uniquement à titre d’exception exemplaire vertueuse, c’est-à-dire comme singularité éthique. La majorité des cas c’est-à titre d’exemple problématique en but d’une parole pour le résoudre que ces aspects normaux dysfonctionnant sont relevés. L’espace du monde ainsi donc est l’espace qui se peuplent des différences, qui informent et donnent forme à toute représentation partielle ou globale de l’état des choses nous la forme d’une hétérogénéité incohérente de datas dont il faut rendre compte, c’est-à-dire distribuer à tous.
SI de telles informations sont distribuées à tous, il est indéniable que la majorité ne sont utiles qu’à un très petit nombres, notamment ceux qui forgent l’information. Ce qu’on pourrait penser être le résidu inutile de ce processus- l’information de ceux qui ne sont pas concernés- produit néanmoins l’essentiel : une représentation plus ou moins grossière et passive car dépossédée de toute possibilité d’action sur elle, d’ensemble de populations, à la fois comme masse laborieuse, corps électoral, multiplicité de consommateurs, ensemble d’usagers, groupe moraux, etc.
Le monde conduit curieusement ainsi à produire des représentations libres de ces champs catégoriels d’information, la politique, l’économie, les faits divers, fonction des états, situations, statuts, fonctions de ceux qui reçoivent les informations mais il produit des représentations évanescentes qu’on nomme actualité. Car l’espace du monde est un espace présent et fini, extensif en droit certes jusqu’aux bornes quantitatives de l’humanité en termes de quantité de personnes informées mais limité en termes de quantités d’information possibles en une journée, si bien que chaque information est en lutte pour se superposer à une autre et saturer l’espace informationnel du monde, hiérarchisant ainsi les informations agglomérées en témoignant d’une origine du sens. L’information dominante est celle qui parle et qui trouve un écho et porte le plus de sens à ce moment t, car elle modifie la perception ou la représentation antérieure voire n’arrive plus à quitter la mémoire journalière. Une information qui ne passe pas qui ne perd pas son actualité est une information révélatrice d’un problème et porteuse d’un sens, d’une signification en ce moment de sa donation pour ceux qui la reçoivent, pour ceux qui la commentent et la diffusent et pour ceux qui en ont été les acteurs : quelque chose se passe, il y a un événement.
Ainsi le monde semble à la fois l’expression de ce présent qui ne cesse jamais de pousser dans l’oubli ce qui est arrivé, et il est à la fois parfois ce présent qui ne cesse plus de rester présent comme une actualité qui ne passe pas, une imprégnation et résurgence mémorielle constante par un événement frappant qui irradie saturant le présent, masquant toute autre information et peut aller jusqu’à amorcer des processus de connaissance, analysant son aspect différentiellement relativement aux autres événements rencontrées dans une histoire présente conduisant ainsi à la formation d’une série.

La philosophie a de l’avenir dans ce monde !

Il me semble que le clivage à finalité morale et politique qu’instaure la philosophie dans son effectivité quotidienne même est celui qui sépare ce et ceux qui poussent à penser linguistiquement chacun leur réalité, condition, situation, existence, etc. et ce et ceux qui poussent à ne pas penser linguistiquement leur réalité, condition, situation, existence: et bien souvent, cet effort qu’elle tâche d’inspirer pousse à une extension du monde de chacun, ce qui a pour conséquence de devenir une des conditions de l’émancipation de chacun et du fait de l’extension, du genre humain entier, jusqu’à pousser au confins de la pensée que sont ce lieu où les Idées kantiennes ont leur place: Dieu, Monde, Liberté, Moi-Unité… Mettre des mots sur des pratiques théoriques ou pratiques et faire passer sous le coup d’une saisie pratique possible, le non pensé, l’impensé, ( Je dis ça car ça m’apparait flagrant face aux écrans de fumée de la communication, les émissions débilisantes, les drogues à usage abusifs comme tentation de ne plus penser, les jeux comme paradis virtuels, etc. Après il faut trouver un équilibre entre pensée et non pensée mais dans un monde tel que le notre, la philosophie a une fonction pour encore longtemps à réaliser